One Ocean Summit

Ce Sommet international s’est tenu à Brest du 9 au 11 février dernier. Parmi les questions abordées, la lutte contre les pollutions, notamment plastiques.

1,4 million d’oiseaux et 14 000 mammifères meurent chaque année de l’ingestion de ce plastique. On prévoit plus de plastique que de poissons dans l’océan en 2050. Le One Ocean Summit veut mettre fin à ces pollutions.

Nouveaux signataires
En 2018, la Fondation Ellen Mac Arthur et le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) lançaient le « New Plastics Economy Global Commitment » : des entreprises, associations, ONG, centres de recherches, institutions publiques et de gouvernements (dont la France) proposent une vision commune pour s’attaquer aux déchets et à la pollution plastique.
Le One Ocean Summit a permis d’encourager de nouveaux pays ou gouvernements locaux à agir dès à présent pour lutter contre cette pollution comme le Canada, la Corée du Sud, la Colombie, la Grèce, l’Italie, la Norvège ou encore l’Ouganda. Les nouveaux signataires s’engagent ainsi sur des objectifs à horizon 2025, comme :
• éliminer les plastiques problématiques ou inutiles ;
• innover pour s’assurer que les plastiques dont nous avons besoin soient réutilisables ou recyclables.
Cette coalition permet de renforcer la mobilisation de tous les acteurs, en vue de l’ouverture de négociations pour l’adoption d’un traité international contraignant sur les plastiques, qui devrait être discuté lors de la prochaine assemblée des Nations Unies pour l’Environnement en mars prochain à Nairobi (Kenya).

La menace des décharges
La présence sur le littoral de décharges anciennes constitue une menace environnementale majeure dans le contexte du changement climatique : en effet, en raison du réchauffement climatique et de la hausse du niveau des mers, le risque de relargage en mer de déchets, notamment plastiques, est de plus en plus important. Face à ce constat, la France a annoncé la résorption en 10 ans des décharges littorales présentant un risque de rejet de déchets en mer, en métropole comme en outre-mer. Une cinquantaine de sites, répartis sur l’ensemble du littoral, ont été identifiés.
Pour cela, l’État accompagnera les collectivités pour réhabiliter ces décharges et renaturer les sites. La création d’un fonds d’amorçage doté de 30 M€ dès 2022 et dont la gestion sera confiée à l’Ademe a été actée. Grâce à ce fonds dédié, trois décharges littorales seront traitées en 2022 : celle de Dollemard en Seine-Maritime, celle de Fouras-Pré Magnou en Charente-Maritime et celle de l’Anse Charpentier en Martinique. Les autres sites identifiés pourront faire l’objet d’une expertise visant à identifier les solutions à mettre en œuvre.
Bérangère Abba, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée de la Biodiversité, s’est félicitée que des moyens dédiés soient déployés permettant la résorption des décharges littorales à risque et a rappelé la nécessité du lancement des négociations pour un nouvel accord international juridiquement contraignant couvrant l’ensemble du cycle de vie des plastiques.