Le ministère de la Justice recrute plus de 350 conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation en 2021.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi de programmation pour la Justice, le ministère de la Justice renforce les moyens alloués aux services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP). La nouvelle échelle des peines entrée en vigueur en mars 2020 renforce la mission de réinsertion des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) en promouvant les alternatives à l’incarcération. Avec le déploiement du bracelet anti-rapprochement, ils sont placés au cœur de la lutte contre les violences conjugales. La loi de programmation a prévu la création de 1 500 postes dans les SPIP sur la période 2018-2022. Pour l’année 2021, un concours, ouvert jusqu’au 29 janvier 2021, propose plus de 350 recrutements de conseillers pénitentiaires d’insertion de probation. Afin de soutenir cet effort sans précédent, l’administration pénitentiaire a lancé le 4 janvier dernier la première campagne de communication pour le recrutement de conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation.

Un métier au carrefour du droit, du social et de la criminologie, essentiel au bon fonctionnement de la Justice

Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation assurent des missions essentielles au bon fonctionnement de la Justice : en luttant contre la récidive et en préparant la réinsertion des personnes placées sous main de justice, ils œuvrent pour la protection de la société. Au carrefour du droit, du social et de la criminologie, leurs interventions participent à l’individualisation des peines par le recueil des informations nécessaires à la décision judiciaire et par le suivi de leur exécution.

Les CPIP exercent en milieu fermé (dans les établissements pénitentiaires) comme en milieu ouvert (dans les SPIP). En prison, ils accompagnent les détenus dans leur parcours de peines et préparent les mesures d’aménagement de peine ; en milieu ouvert, ils prennent une part essentielle à la réinsertion des personnes soumises à une mesure restrictive de liberté (bracelet électronique, TIG, placement extérieur…) et s’assurent qu’elles respectent les obligations fixées par l’autorité judiciaire.

Les CPIP évoluent au sein d’une équipe pluridisciplinaire composée de surveillants pénitentiaires, psychologues, assistantes sociales, coordinateurs culturels, éducateurs, personnels administratifs et sont amenés à collaborer avec les personnels pénitentiaires, mais aussi avec les magistrats et les partenaires, nombreux, qui accompagnent les missions de réinsertion (pôle emploi, mission locale, structures d’hébergement, organismes de formation, etc.).

Les concours

• Concours externe

Vous avez Bac +3 minimum ou justifiez d’un titre (ou diplôme) équivalent. Vous pouvez choisir la reconnaissance des acquis d’expérience professionnelle lors de votre inscription.

• Concours externe sur titres

Vous avez Bac +3 minimum ou justifiez d’un titre (ou diplôme) équivalent dans les domaines social ou éducatif. Ce concours ne comprend pas d’épreuve d’admissibilité, en revanche, en plus de l’inscription en ligne, vous devrez remplir un dossier. Les lauréats de ce concours n’effectuent qu’une année de formation, en alternance.

• Troisième concours

Vous justifiez de l’exercice, pendant au moins 5 ans au cours des 10 années précédant l’ouverture du concours :

– de certaines activités professionnelles (poste comportant un bon niveau d’expertise dans les domaines social et éducatif, voire d’expertise juridique, postes d’encadrement dans le privé ou de profession libérale) ;
– ou d’un ou de plusieurs mandats de membre d’une assemblée élue d’une collectivité territoriale ;
– ou d’une ou plusieurs activités en qualité de responsable, y compris bénévole, d’une association.

• Concours interne

Vous êtes fonctionnaire ou agent de l’état, des collectivités territoriales ou établissements publics qui en dépendent et vous justifiez de 4 ans de services effectifs à la date d’ouverture du concours. Le concours interne est également ouvert aux agents issus de la fonction publique hospitalière, aux militaires et aux agents en fonction dans une organisation intergouvernementale internationale.